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 Les Sires d'Illiers

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Ursus
famille Valbois
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Nombre de messages : 383
Date d'inscription : 04/10/2007

MessageSujet: Les Sires d'Illiers   Lun 11 Nov - 15:22

Florent d'Illiers

dit aussi Florentin d'Illiers
Chevalier français (vers 1400-1461).
Né en 1400
Décédé le 11 août 1475 , à l’âge de 75 ans
Chevalier, Sire d'Illiers, Lieutenant Général de Châteaudun en 1421
C’est à cette époque que Florent entre dans la vie publique . Au mois d’août 1424, li est gouverneur de Châteaudun (Florent avait un secrétaire « un clerc », nommé Gilet Jardin), et a sous ses ordres Michel de Navennes, commandant d’une compagnie d’hommes d’armes
Compagnon de Jeanne d'Arc, aux côtés de Dunois, de la Hire, de Gilles de Rais, et de Jean d'Alençon, il prit part, à la tête d'une compagnie des ordonnances du roi, à la délivrance d'Orléans (1429). En 1432, il reprit Chartres et défendit Louviers contre les Anglais ; en 1435, il se signala à la prise du pont de Meulan. Le roi Charles VII, qui l'avait déjà fait gouverneur de Châteaudun, le nomma gouverneur et bailli de Chartres.
Il releva le château d'Illiers, construit par son aïeul Geoffroy (v. 1350), vicomte de Châteaudun.


http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56040903/f195.image.tableDesMatieres

Mesdames et Messieurs.,

Vous le savez tous, sans doute, les Dunois, qui viennent de nous faire un accueil aussi agréable que distingué, comptent, ici, ou dans l'arrondissement, des illustrations de plus d'un genre. Les lettres et le barreau se plaisent à nous redire les noms des Lambert-Li-Cors ou le Court, des Bousseroy et des
Chassaigne; les sciences médicales et astronomiques s'enorgueillissent des Gendron, des Simon de Phares et des Lescarbault ; les beaux-arts, la peinture, la gravure, l'émaillerie vantent la réputation des Chaperon, des Pinaigrier et des Toustain ; enfin l'art militaire, un des plus splendides fleurons de
votre couronne, est fier du fameux comte de Dunois, à côté duquel se place l'illustre capitaine Florent d'Illiers, dont une rue d'Orléans porte encore le nom célèbre, et dont la gloire militaire a jeté un vif éclat sur votre cité.

Permettez-moi de vous tracer une esquisse rapide de la vie de ce vaillant capitaine, qui a reçu son nom d'une charmante petite ville, baignée par le Loir, remarquable surtout, autrefois , par son vieux et vénérable château, l'un des plus fortifiés de la province et des plus renommés dans les annales militaires. Elle est voisine des collines si pittoresques du Perche, et un Percheron, enfant du pays, aime toujours à parler de ce qui lui est cher à plus d'un titre.

Illiers a donné son nom à une ancienne maison qui remonte à l'an 948.

Avesgaud, sire d'Illiers, est le premier du nom; il obtint de la veuve du comte Thibault de Chartres les dîmes et le droit de présentation à l'église d'Illiers. Une alliance qui eut lieu, en 1259, entre Yolande d'Illiers et Philippe de Vendôme, fit passer dans la maison de Vendôme le nom et les armes d'Illiers :
Blason : d'or à six annelets de gueules viroles.

Deux membres de cette maison jouent un rôle important au XVe siècle.

Miles, d'abord chanoine de Saint-André de Châteaudun, curé d'Yèvres, d'Illiers, doyen de l'église Notre-Dame de Chartres, évêque de Luçon, fut ensuite un des plus illustres évêques de Chartres. Les rois Charles VII et Louis XI l'employèrent dans diverses ambassades.

Son frère Florent d'Illiers fut un de ceux qui défendirent avec le plus de courage la cause désespérée de la Couronne de France contre les tentatives des Anglais.

Florent, fils de Geoffroy d'Illiers, naquit vers 1400, au château de Chantemesle, non loin de Châteaudun. Il commença de paraître au même temps que Charles VII devient héritier de la couronne. La naissance de ce seigneur, sa valeur et sa réputation étant bien connues de ce Roi, il le fit (en 1429) capitaine (comme on parlait alors), c'est-à-dire gouverneur de Châteaudun, place des plus considérables, en ce temps que les poudres, les canons et les mines n'étaient encore guère
en usage dans la France.

Ce prince regardait cette place comme un boulevard et un donjon très-assuré pour maintenir son pouvoir, non seulement dans le Dunois, mais dans tout le pays circonvoisin, parce que son château construit sur un rocher presque inaccessible et naturellement escarpé la rendait comme imprenable:
La confiance du Roi ne pouvait être mieux placée. Florent est appelé à rendre un éclatant service à la monarchie (vers la fin d'avril 1429). Il fait son entrée dans Orléans, alors assiégée par les Anglais. Jehanne la Pucelle y arrive dès le lendemain, selon Chanlemesle (Mémoires particuliers).

Il est constant et prouvé par les bons historiens du temps, qu'après les exploits tout-à-fait prodigieux de cette généreuse héroïne, le seigneur d'Illiers contribua, autant que pas un des autres chefs, à la conservation de cette ville, qui était de la dernière importance pour rétablir la domination française, et pour chasser ces dangereux ennemis hors du royaume.

Les mémoires de l'époque attestent qu'il se montra capitaine des plus braves à côté de la Pucelle, du Bâtard d'Orléans et du valeureux Lahire. Son nom se rencontre partout dans les relations particulières de ce siège, notamment dans un récit imprimé en 1606 :

« Arriva le jeudy, vingt-huitième avril, un capitaine moult renommé, appelé messire Florentin d'Illiers, et avec lui quatre cents lances bien fournies, tous bien combattans, qui venoient
de Chasteaudun, lequel par son arrivée réjouit grandement ces capitaines. »

Plus loin (10 mai 1429) on le représente de retour dans Châteaudun « remportant grand prix, los et renommée des vaillants faicts d'armes par luy et ses gens faits au siège d'Orléans; » et
de fait, « en recognoissance d'une si belle action, les Orléanois nommèrent une des principales rues de leur ville la rue d'Illiers, qui s'appelle .encore aujourd'hui de ce nom-là, en mémoire de ce que ce brave capitaine entra "premièrement par là, et qu'il eut l'honneur de porter les premières nouvelles de cette fameuse entreprise de la Pucelle au-devant de laquelle il sortit, dès le lendemain, avec le Bastard d'Orléans, pour favoriser l'entrée de celle Amazone. »

Un chroniqueur atteste que la porte principale du château d'Illiers fut appelée d'Orléans, « en remembrance de celle prouesse. »

Les habitants de Châteaudun établirent une fête commémorative de cet événement, en l'honneur des glorieux exploits de leur capitaine, le digne chevalier de Jeanne Darc. Ils en renouvelaient, tous les ans, la mémoire, avec applaudissements et acclamations de joye, par esbattements et jeux solennels.

Florent accompagne la Pucelle au siège de Jargeau (11 juin 1429). Les Anglais en sont chassés. Meung, Beaugency sont délivrées. Notre illustre capitaine porte encore un rude coup à nos ennemis au fameux combat de Patay (en Beauce), où l'on fait prisonniers lord Scales et Thalbot, l'Achille Anglais.

Bientôt le roi est sacré à Reims (17 juillet 1429). Jehanne combat encore. Pourquoi faut-il, hélas ! voir s'élever, ensuite, sur une place trop connue, un bûcher sur lequel s'est accompli, comme sur un nouveau Golgotha, un héroïque sacrifice destiné à rehausser la gloire d'une innocente et courageuse victime, et à couvrir de mépris une nation, vaillante aussi, mais qui, alors, attacha à son front une flétrissure éternelle ?

Détournons nos regards mouillés de larmes de ce triste spectacle, pour les reporter vers notre Florent d'Illiers qui, dit-on, « se prit à être grandement marri » à la nouvelle du supplice immérité de la noble Pucelle d'Orléans (29 mai 1431) 2. Après avoir été son valeureux compagnon d'armes, oh ! comme il a dû regretter de n'avoir pu arracher à la torture cette vierge martyre dont tout nous parle, ici, et dont nous nous plaisons à évoquer l'immortel souvenir ! Aussi, n'oublions jamais ce nom

glorieux de Jeanne D'arc, qui nous rappelle une radieuse épopée de quinze mois d'héroïsme. Français, souvenons-nous toujours que la patrie, chez nous, est née du cœur d'une femme, de sa tendresse et de ses larmes, de la vivacité de sa foi religieuse, enfin du sang qu'elle averse pour la plus sainte et pour la plus juste des causes.

Nous voyons le sage et vaillant capitaine Florent se proposer de délivrer Chartres du pouvoir des Anglais (avril 1432). Il se ménage des intelligences dans la place, et notamment l'habileté du dominicain Jean Sarrasin, dont le preschement, dit Monstrelet, devait avoir moult profittement, à la porte Saint-Jean. Secondé par ses bravés officiers de Châteaudun, et à l'aide d'un piquant stratagème dont se rend complice un marchand de sel et d'huile, le sire d'Illiers entre dans la ville, le samedi, veillé des Rameaux. Des soldats bien choisis, déguisés en femmes de village, bien armés sons leurs jupons, tuent aussitôt les sentinelles et se rendent maîtres de la porte Saint-Michel. Florent accourt et bientôt la place est à lui. On l'accueille avec grandes démonstrations de joie, et les habitants se rendent en belle ordonnance, à la porte de l'église Notre-Dame, en criant, les uns : « Vive le Roi, » les autres : « Ville gagnée, quartier, bon quartier. » Florent arbore la bannière de France et Chartres rentre sous la légitime obéissance de Charles VIL

L'auteur de la Mer des Histoires parle de ce beau fait d'armes en ces termes : « En ce temps le Bastard d'Orléans, La Hire et messire Florent d'Illiers prirent moult subtilement la ville de
Chartres; en quoy le dit Florent d'Illiers fut le principal et premier entrepreneur. »

Aussi Jean Chartier et Denys Godefroy, historiens du temps, lui en donnent-ils beaucoup de" gloire, ainsi qu'aux preux officiers de Châteaudun.

De concert avec La Hire, Florent défend courageusement Louviers, en Normandie (1432).

On se plaît à ne pas séparer le nom de notre sire d'Illiers de celui de La Hire, ce vaillant champion de Jargeau et de Patay; nobles cœurs si bien faits pour se comprendre et pour donner à la royauté, au besoin, de sérieux, de judicieux conseils ! La Hire et Florent ! Ce sont les Pélopidas et les Epaminondas, les Turenne et les Condé, les Klèber et les Marceau du XVe siècle

Continuant ses généreux et héroïques exploits, Florent se signale encore à la prise du Pont-de-Meulan sur les Anglais (1435), qui « moult maudissaient, par espécial », ce nom de sire d'Illiers, qu'ils appelaient « un des plus grands batailleurs et pourchasseurs de ce temps. »

Nouvelle campagne en Normandie (1449); dans le cours de juillet, Florent fait le siège de la grosse tour de Verneuil, surnommée la Tour Grise. Il la reprend à ces mêmes Anglais,toujours défaits et toujours furieux. Notre vaillant capitaine expulse ces héroïques voisins d'Outre-Manche des comtés de Chartres, de Dunois, du Vendômois; il les desloge toul-à-fait, dit pittoresquement un vieil historien, par la prise des châteaux de Neubourg, de Beaumesnil et de Verneuil au Perche.

" Faut-il s'étonner ensuite que Simon de Phares, astrologue de Charles VIII, et votre compatriote, Messieurs, car il était de Châteaudun, aime à montrer dans ses curieux-mémoires « Florent d'Illiers, dès sa jeunesse, en contact et en rapport de fonctions avec le célèbre bâtard d'Orléans, plus connu sous le nom de comte de Dunois? » « Cet illustre capitaine, dit-il, faisait le plus grand cas de Florent d'Illiers, par le conseil duquel il se gouvernoit, en ses hautes entreprises, par espècial es conquêtes
de Normandie et de Guyenne. »

Faut-il s'étonner de voir cet intrépide défenseur des intérêts de la couronne devenir, par lettres-patentes du 2 novembre 1457, signées du Roi, Gouverneur et Bailly de Chartres, offices tellement honorables que les anciens comtes de Dreux, princes issus de la maison de France, ne les estimèrent pas au-dessous d'eux ?
Florent les exerça pendant quatre ans avec un talent administratif tel qu'il rehausse grandement la gloire de ses nobles faits d'armes.

Nous voilà au terme d'une existence si bien remplie. C'est vers la fin de juillet 1461 que Florent d'Illiers rendit son âme à Dieu. Comme deux héros célèbres du XIVe et du XVle siècle 5, il s'éteignit avec les sentiments d'une touchante piété. Le chroniqueur nous le montre ayant une confiance filiale « en la benoiste Notre-Dame de Chartres. »

« Il disparut de la scène, dit un auteur, presque en même temps qu'il eut appris la mort de Charles VII comme s'il luy eust été difficile de survivre à un tel maistre, qu'on peut dire avoir esté l'un des plus reconnaissants, surtout pour le sire d'Illiers, comme il lut un des plus victorieux Roys de celle monarchie. »

Dieu favorisa Florent d'Illiers d'une nombreuse lignée toute masculine ; il eut sept fils de Jeanne de Couttes, petite-fille de Jean le Mercier, seigneur de Nogent, grand-maître de la maison du roi Charles VI, et l'un des officiers les plus estimés de ce prince.

Terminons, Messieurs, et permettez-moi de le faire en exprimant un voeu.

Florent d'Illiers, votre ancien gouverneur, a été un modèle de bravoure sur le champ de bataille, et d'équité dans l'administration. Son nom peut figurer dignement à coté de ceux des Duguesclin, des Chabaimes et des Bayard, héros dont les biographies élèvent l'âme et inspirent les plus nobles sentiments de patriotisme ! N'aimerait-on pas à voir le souvenir de ce grand personnage gravé sur vos murs, ou laissé à l'une de vos places, de vos rues ?

Je n'ose demander pour Dunois ou pour mon capitaine Florent une statue; on a prétendu malignement que les statues coûtent trop cher, ou qu'il n'y a plus assez de grands hommes pour mériter cet honneur. Saintes et Auxerre prouveront bientôt le contraire à l'égard, de Bernard de Palissy et du maréchal Davoust, prince d'Eckmuhl.

Mais une simple inscription, est-ce trop exiger en faveur de, « l'amé et féal chevalier et chambellan » auquel Charles VII fit présent (en 1432) d'un coursier acheté au prix de 500 moulons
d'or, pour le récompenser de la prise de Chartres ?


G. MET-GAUBERT. Chartres,- le 25 juin 1834.


La maison d'Illiers


http://julienchristian.perso.sfr.fr/Chroniques/illiers.htm

Brièvement, présentons en avant-propos, la notice de la maison d'Illiers par Jean-Baptiste de Courcelles (2). D'Illiers, maison d'ancienne chevalerie, qui tirait son nom d'une ville située dans la Beauce, décorée des titres de sirerie et de baronnie dès le milieu du Xe siècle. Avesgard, sire d'Illiers, vivant en 948, est le premier sujet de cette maison que l'histoire fasse connaître. Les chartes de l'église cathédrale de Chartres, font mention de la donation que lui fit Ledegarde, veuve de Thibaut, comte de Chartres, des dîmes et droits de patronage de l'église d'Illiers. Bodart d'Illiers vivait en 1090, et Yves, sire d'Illiers, en 1128; mais la filiation n'est établie que depuis l'an 1220. Miles d'Illiers fut évêque de Chartres en 1431. René d'Illiers, son neveu, lui succéda sur ce siège épiscopal. Cette maison s'est éteinte en 1701 dans la personne de Léon-Pélage d'Illiers, marquis d'Entragues et de Gié, qui ne laissa qu'une héritière, vivante sans alliance en 1734. Armes : D'or à dix annelets de gueules .
Pour une généalogie complète de la maison d'Illiers, le lecteur est invité à consulter l'ouvrage de François-Alexandre Aubert de La Chesnay-des-Bois, Dictionnaire de la noblesse , t. VIII, p. 224 (3).

Visitez Illiers-Combray.
Vieille cité, jadis entourée de fortifications, laissant apparaître les ruines d'un château du XIe siècle, construit par l'aïeul de Florent d'Illiers, compagnon d'armes de Jeanne d'Arc, carrefour d'échanges entre la Beauce et ses grains et le Perche et son élevage de chevaux et de bovins, lieu de pèlerinage sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, c'est le Combray de "A la recherche du temps perdu", nom qui lui fut accolé lors du centenaire de la naissance de Marcel Proust.
Traversée par le Loir naissant des sources de Saint-Eman, Villebon, Bois de la Gâtine, auquel vont se joindre ses premiers affluents la Thironne, la Foussarde, la Sonnette, la Mazure noms résonnent joyeusement à vos oreilles et vous encouragent à partir à la découverte des villages nichés dans leurs méandres.






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